Photographie de mariage en noir et blanc argentique
Il existe des images qui ne vieillissent pas. Des photos de mariage que l’on sort d’une boîte vingt ans plus tard et qui semblent avoir été prises hors du temps. C’est ce que produit le noir et blanc argentique — et c’est pour cette raison que je l’ai intégré à tous mes reportages de mariage.
Je suis Fred Laurent, photographe de mariage basé à Wambrechies, dans le Nord. Depuis plus de vingt ans, je travaille à la pellicule pour les moments qui méritent une image différente.
Pourquoi le noir et blanc argentique plutôt que numérique ?
En numérique, le noir et blanc s’obtient après coup, sur un écran, en désaturant une image couleur. C’est pratique — mais le résultat n’a rien à voir avec celui d’une vraie pellicule.
Avec l’argentique, le noir et blanc est voulu dès la prise de vue. La pellicule enregistre autrement la lumière, les ombres, les textures. Le grain est réel, la profondeur est là. C’est un choix purement artistique, et il se voit.
Je suis heureux quand les mariés sont sensibles à cette différence. Ce n’est pas pour tout le monde — et c’est précisément ce qui en fait quelque chose de rare.
Une émotion différente
La couleur est distrayante. L’œil est attiré par l’ambiance, les teintes, le décor. Le noir et blanc, lui, met l’accent sur l’essentiel : les gestes, les regards, les expressions. Il supprime le superflu pour ne garder que l’humain.
C’est pour ça que je privilégie l’argentique noir et blanc pour les échanges entre les époux, les regards complices, les éclats de rire, les larmes retenues. Ces moments-là gagnent encore en intensité quand la couleur disparaît.
Comment ça se passe concrètement ?
Le numérique assure le reportage en continu — toute la journée, en couleur, avec deux appareils reflex. L’argentique vient en complément, pour les moments choisis.
On ne photographie pas de la même façon avec une pellicule. Chaque image est pensée, construite, voulue. Il y a une lenteur, une intention, qui se ressent dans le résultat final.
En général, je retiens une trentaine d’images marquantes en noir et blanc argentique sur l’ensemble d’un reportage — parfois plus si je couvre aussi la soirée. Les mariés choisissent ensuite celles qui seront tirées sur papier.
Les appareils que j’utilise
Je travaille avec des appareils argentiques vintage — principalement un Rolleiflex et un Nikon FM2n — sur pellicules noir et blanc (Kodak, Ilford). Ces appareils ont une façon de rendre la lumière et les visages qui est propre à leur époque, et qui donne aux images ce caractère intemporel qu’on ne peut pas reproduire autrement.
Pour qui est cette option ?
Pour les couples qui aiment la photographie ancienne, les images à la Doisneau, le grain, la douceur du tirage papier. Pour ceux qui veulent que leurs photos de mariage ressemblent à quelque chose qu’on trouverait dans une vieille boîte à chaussures — dans le bon sens du terme.
Cette prestation ne se limite pas aux photos officielles du couple. J’aime particulièrement saisir les petits moments de bonheur en argentique : une main qui tient une autre, un enfant qui regarde, une grand-mère émue dans son coin.
La photographie de mariage en noir et blanc argentique, c’est une esthétique qui se fait de plus en plus rare. C’est aussi une façon de photographier qui me tient profondément à cœur.
En savoir plus
Vous souhaitez en savoir plus sur ma façon de travailler la pellicule argentique ? Je vous invite à lire mon article dédié à la photographie argentique dans le Nord, ou à consulter le détail de ma prestation argentique.
Et si cette approche vous correspond, contactez-moi — on en parlera autour d’un café.





